Immobilier · Méthode
Location courte durée : ce qui reste compte plus que le taux d’occupation
Comparer les séjours après commissions et coûts variables pour mieux comprendre ce qu’ils apportent réellement.
Olivier Gourrin · 2 min de lecture
Un logement rempli n’est pas forcément bien exploité. Le nombre de nuits ne dit ni combien il reste après les coûts, ni combien de travail les séjours ont demandé.
Pour juger le mois, je commence par ce qui reste après les frais de chaque séjour. Dix séjours courts et quatre séjours longs peuvent représenter le même nombre de nuits, avec une charge très différente.
Ne pas compter deux fois les mêmes frais
Pour comparer les séjours, choisissez une définition stable du revenu. Si vous partez du versement de la plateforme après commission, ne retranchez pas cette commission une deuxième fois. Séparez aussi la taxe de séjour reversée, qui ne constitue pas un revenu disponible.
Pour une première lecture, calculez la contribution ainsi : revenu net de commission, moins ménage, blanchisserie, consommables et énergie directement attribuable au séjour. Elle reste distincte du bénéfice : crédit, assurance, entretien, fiscalité et temps de travail ne sont pas encore tous pris en compte.
Comparer une nuit et deux nuits
Prenons un exemple fictif : 120 € de revenu par nuit après commission, 30 € de coût de rotation et 10 € de coût variable par nuit. Un séjour d’une nuit contribue à hauteur de 80 €. Un séjour de deux nuits contribue à hauteur de 190 €, soit 95 € par nuit. Ce calcul ne démontre pas qu’il faut refuser les courts séjours : une nuit courte peut rester préférable à une nuit vide.
Suivre les bons postes
- Une ligne par séjour, avec dates et nombre de nuits.
- Le revenu net de commission selon une convention identique.
- Les coûts de rotation et les autres coûts variables.
- La marge par séjour, par nuit et le temps consacré.
Le temps mérite sa propre colonne, même lorsqu’il n’est pas facturé. Il rend visibles les séjours qui mobilisent beaucoup d’attention pour une faible contribution.
Adapter les règles aux nuits disponibles
Comparez ensuite des périodes similaires et observez les conséquences d’une durée minimale sur les nuits réellement vendues. Une règle uniforme peut être trop rigide : un trou d’une nuit entre deux réservations ne se traite pas comme un week-end encore entièrement disponible.
Reprenez les dix derniers séjours avec une seule convention de calcul. Vous verrez déjà ce qui pèse : le prix, les rotations ou certains coûts variables. Gardez les charges fixes à part pour passer ensuite de cette contribution au résultat global. Les indicateurs doivent rester clairs et comparables.
Les exemples chiffrés éventuels sont pédagogiques ; ils ne constituent pas des résultats d’exploitation.
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